L’aristocratie française dégénère depuis quelques siècles maintenant mais, comme vous le savez tous, la dégénérescence peut avoir du bon. Ainsi en est-il de Bertrand Huon de Kermadec, prince de Barnénez, chevalier du Roc’Hou dit Tramber lorsqu’il dessine. Ne pas se souvenir des aventures de Kebra célèbre vaurien des pages de Metal Hurlant c’est assurément avoir vécu sur une île les trente dernières années. Les plus esthètes, de poissons, ont suivi avec intérêt les rares apparitions du sieur Tramber ici ou là. On n’aurait pas si tort que ça de le croire fainéant mais en réalité l’homme travaille avec vigueur à l’entretien du Manoir familial, seul bien conservé d’un temps où ses ancêtres régnaient sans partage sur les serfs locaux. Ces mêmes serfs devenus libres lui font bien payer, lui qui n’a rien fait. Dernière embrouille en date la réfection du calvaire, alors que Tramber fait parti des quinze bretons à s’en battre l’oeil, de la religion, monde cruel !


Tout ça pour vous dire que nos murs accueillent une exposition de ses derniers dessins sur la piraterie lui qui a rejoint depuis longtemps les terres de Libertalia. Gageons que les ventes
serviront à payer quelques tuiles.

L’attente est souvent vecteur d’un plaisir décuplé. Tel est un peu l’histoire du Roi des mouches dans cette conclusion extatique. Mais maintenant qu’il en est fini, que le plaisir fut si fort, il nous reste la certitude d’avoir touché la grâce avec ce que cela porte de dégout charnel,de regret et de haine.
Reprenons nos esprits, nous en voudrions encore mais que serait un moment rare à ne plus le devenir ?

C’est en toute affection que nous recevrons le duo Mezzo & Pirus ce dimanche 24 février dès 16h, sans oublier qu’à l’instar de beaucoup d’hommes, ils seraient peu de choses, si ne planait dans leur ombre une femme de goût en la personne de Ruby.

Pour venir exprimer votre frustation il vous faudra nous envoyer un mail à librairiebdspirit@yahoo.fr, un album vous sera dès lors réservé. Tout contrevenant à la règle sera, comme il se doit, puni d’excommunication. En ces temps où le pontificat se retrouve vacant, nous nous efforçons de péréniser l’âme de tolérance qui fit les grandes heures de l’Occident.

PS d’importance : il vous reste quelques jours pour aller admirer le travail de Véronique Dorey au rez de chaussée de la Halle saint Pierre, ceci n’a rien à voir ? Pas si sur.

Les passions les plus débordantes se nichent bien souvent dans les limbes de l’enfance. A cela Michka Assayas ne fait pas exception. Grandir dans le bouillonnement des années 60/70 c’est être nourri des plus grandes heures de la Pop comme on la nommait alors. Cette musique s’incluait dans les prétentions révolutionnaires du moment, elle était œuvre de libération.
A l’aube des années 80 le post punk et la new wave enterrent ce monde dans la froideur et le cynisme. La pop revêt une autre définition.
Michka Assayas a 20 ans et s’exerce à l’écriture cinq années durant pour parler de ceux qui l’obsèdent : Joy Division, New Order, U2, les Beach Boys … Mais les premiers amours sont autant de fantômes que jamais l’on enterre, sporadiquement il participe à Libération, aux Inrockuptibles, VSD. Le dictionnaire du rock qu’il a supervisé fait office de référence.


Le mot et le reste, éditeur avisé, nous gratifie en ce début d’année 2013 d’un recueil de textes musicaux commis par Michka Assayas trente années durant. Il sera présent à la librairie ce dimanche 17 février dès 16h pour nous parler de son In a lonely place.

Ce sera aussi l’occasion de célébrer la sortie du premier album de Victor Pavy “The japanese ending” sur le label de nos amis de A Quick One Records qui ne manqueront pas d’amener tout leur catalogue.

Les premiers extraits de l’album de Victor Pavy http://official.fm/tracks/JSuY

Nous vous en parlions il y a quelques temps Pierre la Police, toujours à la pointe du progrès, avait réalisé un nouvel épisode des Practiciens de l’Infernal spécialement destiné aux téléphonesportablesultraperfectionnés que vous êtes nombreux à posséder.

Comme nous sommes réfractaires à tout et surtout à la modernité, nous attendions avec impatience une impression sur support papier, à l’ancienne, du temps où c’était mieux avant. C’est chose faite depuis quelques mois aux éditions Cornelius.

Mais après avoir téléphoné partout en Ouganda, nous croyions avoir totalement perdu la trace de l’auteur. Quel ne fut pas notre étonnement lorsque l’un de nos illustres clients nous expliqua que Pierre la Police était un artiste doté d’un sens de l’humour sans égal. Nous ne l’avons pas cru un seul instant, crédules que nous sommes.
Effectivement il n’avait pas changé d’adresse.

Si vous voulez tenter de vous moquer de nous, vous pouvez toujours essayer mais pour cela il faudra réserver un exemplaire des Practiciens de l’Infernal en écrivant à librairiebdspirit@yahoo.fr et nous visiter le vendredi 1er février à 18h pour lui demander de vous le signer.

Il fut un temps si proche où l’imagination avait  loisir de galoper à la simple vision d’un corsage. Un temps où l’érotisme n’avait pas disparu au profit d’un ersatz qui ne piègerait même pas un aveugle.

Certes le cinéma d’exploitation survendait bien souvent le contenu du film sur son affiche. Certes il n’était pas uniquement l’oeuvre de génie comme Russ Meyer ou Jean Rollin, qu’importe !

Avec les deux volumes d’ ORGASMO publiés par Serious Publishing, Christophe Bier à la sélection et Jimmy Pantera à la mise en forme nous retracent l’histoire de ce cinéma de genre avec délectation. Ordonné par thème des bads girls dominatrices aux coups de fouets, rien n’y échappe.

Tirés à 1000 exemplaires avec des textes bilingue franco/anglais cette anthologie fera date.
Les amateurs de Pierre la Police ne manqueront pas de remarquer l’introduction dessinée dont il se charge pour le second volume.

Christophe Bier déjà grand timonier du dictionnaire des films érotiques et pornographiques français en 16 et 35 mm toujours chez Serious Publishing, nous en dira plus ce dimanche 27 janvier dès 16h à la librairie. Venez l’écouter.

Super Structure est la revue la plus marquante de l’année 2012. Animée par François De Jonge, ce graphzine à parution aléatoire se centre sur l’habitat précaire.

Nous traversons des temps où règne la seule certitude du chaos, Super Structure en est le manuel de survie, qualifiant l’instant plus qu’aucune autre publication.
Taudis, demi-taudis et super taudis, telle est la cité dans la perspective du progrès.

S’il est donné aux survivants d’en trouver un exemplaire demeuré lisible nul doute qu’ils le prendront comme une prophétie.

Les deux premiers numéros étant parus en 2012, nous fêterons ce vendredi 18 janvier 2013 dès 18h  la parution du troisième.

Pour l’occasion une installation d’Iris Veverka et de Satanik Mike occupera la librairie.

Ont participé à ce numéro:
Roméo Julien/F.Fleury/Charles Papier/Hélène Jeudy/Lisa Lugrin/Sarah-Louise Barbett/Léo Yamz/Valfret/Carl Roosens/Niels Gryspeirt/Jon Chandler /Singeon-Iris Veverka/Sandrine Martin/Jérémy Boulard Le Fur/ Jérôme Puigros-Puigener/Satanik Mike/Oriane Lassus/Marie-Florentine Geoffroy

Le facebook de l’évènement celui de Super Structure celui de Temple Vengeance

Le 18ème arrondissement, bien que n’échappant pas à la règle du lissage général de Paris, conserve une aura pour qui s’intéresse aux marges. Qu’elles soient politiques avec la Commune ou la résistance, sociales avec le quartier de la Goutte d’Or ou liées au milieu dont Pigalle est un épicentre historique. Des guinguettes aux sex-shop, on vient s’y perdre dans des nuits ou le hasard peut devenir mauvais ami.
En racontant le parcours d’un provincial échoué dans la capitale pour venger la mort de son père poussé au suicide, Loustal et Götting nous dressent un tableau classique et non moins brillant de ce Paris d’après guerre. La force d’attraction des mauvais garçons à la vie bien souvent aussi facile que courte.
Nous recevrons Jacques de Loustal pour une signature de Pigalle 62.27 publié par Casterman ce dimanche 16 décembre dès 16h dans le cadre de l’exposition organisée à la mairie d’arrondissement sur la représentation du 18ème dans la bande dessinée.

Pour être présent signalez vous en écrivant à librairiebdspirit@yahoo.fr.

Le graphzine, forme graphique du fanzine, n’en est plus à sa préhistoire. Traversé par des courants, voire des écoles, sa forme française est née dans la queue de comète de la free-press.
Au début, l’ancrage est nettement dans la bande dessinée pour s’en affranchir tout aussi immédiatement, ouvrir d’autres champs est une des fonctions de la chose. Rapprocher le dessin de toute autre pratique artistique, ou produire du dessin pour le dessin seul.
Le graphzine est là comme une parole, pour se transmettre et le plus souvent se diluer, s’oublier. Il n’a pas pour vocation de toucher la masse, il n’en est pas pour autant élitiste.

Le travail d’Apollo Thomas restera comme l’une des facettes de cette expression à un temps T. Partageant références nettes et documentées aux comics dans sa forme la plus populaire :
le super héros et divagation graphique des plus contemporaines.

REPLICA première exposition solo d’Apollo Thomas, et vous direz j’y étais.
Vernissage en présence de l’artiste le jeudi 8 novembre à partir de 18h.
Cette exposition s’accompagnera d’un graphzine édité par FLTMSTPC.

Il n’y a guère plus mythique que Krazy Kat de George Herriman.

Les aventures du monde de Coconino ont considérablement aidé à la reconnaissance intellectuelle de la bande dessinée.
Hearst le magnat de la presse en fut le premier défenseur, continuant à publier la série jusqu’à la mort de son auteur malgré le désamour du lectorat.

C’est à une nouvelle génération que la maison d’édition Les Rêveurs souhaite offrir la chance de se frotter à ce classique intemporel, dans le sillage du travail entamé par Fantagraphics.
S’il y a bien une bande dessinée où la traduction prend tout son sens c’est celle-ci, difficile d’accès.

Les Rêveurs ne s’y sont pas trompé en confiant cette lourde tâche à Marc Voline qui n’a pas compté ses heures.
Sur son chemin il a glané une multitude d’informations qui sont autant de clefs à la compréhension de Krazy Kat, et c’est ce qu’il nous propose généreusement de partager dimanche 28 octobre dès 16h à la librairie.

Une fois n’est pas coutume, c’est autour de deux textes que nous organisons une rencontre.
L’un porte sur l’un des auteurs majeurs de l’histoire de la bande dessinée, Robert Crumb, auquel le Musée d’Art Moderne de la Ville de la ville de Paris consacre une rétrospective à ne rater sous aucun prétexte.
Ce travail biographique de l’universitaire et collectionneur Jean-Paul Gabilliet, publié par les presses universitaires de Bordeaux, fera date.
Il allie érudition sur le contexte général nord américain et recherche disciplinée sur Crumb qui s’est prêté, fait rare, au jeu des questions.
Le second texte porte sur le débat qui a agité il y a peu le micro milieu des “spécialistes” et autres passionnés de bande dessinée autour du thème de la bande dessinée comme  médium populaire.
Ecrit sur le vif Entre la plèbe et l’élite, publié par l’Atelier Perrousseaux, de Jean Noël Lafargue tente de faire le point sur la question.
Les deux auteurs seront en nos murs ce dimanche 15 avril dès 16h pour une discussion endiablée.

« Older entries