A la manière d'une organisation clandestine les membres de DuVent mêmes ne savent pas combien ils sont et qui en est. On sait juste que ses ramifications s'étendent sur tout le territoire avec des antennes dans quelques capitales européennes. On sait aussi qu'ils professent le désir d'unir le texte et l'image sous toute forme.
En prenant le parti d'un fonctionnement cloisonné, et qu'ils le sachent ou pas, ils s'inscrivent dans une tradition qui va au-delà des pratiques artisanales et artistiques des membres de l'organisation. Quand bien même ce serait une position d'enfant joueur, d'autres enfants avant eux sont devenus adultes dans cette confrontation.
La période réactionnaire qui est la nôtre ne doit pas plomber les pulsions émancipatrices, au contraire elle doit créer des vocations. Face à toute forme d'oppression il appartient au genre humain de réagir, laissant les révolutionnaires de la dernière heure pour ce qu'ils sont : plus méprisables que des ennemis.
Chaque génération sa dialectique, après tout espoir la chute est inéluctable, il appartiendra au suivant de piocher dans les références qui leurs conviendront. Si vous désespérez de l'époque qui est la nôtre, sachez que dans l'ombre se mettent en place des tentatives, des chemins qui, nous l'espérons feront sauter les digues. Comme le firent les Provos, les Diggers ou les Kabouters d'autres viennent et viendront remettre en cause, inlassablement, les certitudes.
Par définition, nous ne pouvons pas savoir s'il s'agit d'une avant-garde, mais nous vous intimons de ne pas grossir les rangs de l'arrière garde et pour cela de passer ce vendredi 4 avril dès 19h ou durant les 3 semaines qui suivront, saluer l'espérance qui sera désormais votre.
Car, c'est bien connu :  " Tant, à nous voir marcher avec un tel visage, les plus épouvantés reprenaient de courage ! ".

Le Japon est une Nation qui a apporté son lot d’horreur et d’épouvante, ici en tant que genre. On ne peut s’empêcher de penser à Edogawa Ranpo, maître de la chose policière et instigateur de l’ero-guro nansensu (érotico-grotesque), qui mâtine l’érotisme de bizarre, faisant la part belle aux perversions de toute espèce. Héritier des shunga, ces estampes où le poulpe peut copuler avec une humaine, l’ero-guro a depuis une quarantaine d’ années son école en bande dessinée. Suehiro Maruo en est le firmament, tenant du Freaks de Todd Browning, autant que de Georges Bataille, de la tradition japonaise aussi et bien sûr. Une littérature transgressive où l’érotisme n’existe qu’à condition d’être transcendé par l’interdit, par la morale, soutenant qu’il commence au seuil de ce qui peut la choquer. Pulsion de plaisir ou pulsion de mort s’entremêlant, si l’on admet que le plaisir se caractérise par la volonté d’atteindre un niveau de tension au plus bas, on aura peu de peine à comprendre que la mort en soit son paroxysme.
Par définition ce genre attire à lui un public restreint mais qui doit pour beaucoup à Maruo pour l ‘avoir initié comme Toshio Saeki le fit pour la génération précédente. Une initiation de papier qui ne nous empêchera pas de prendre plaisir à apercevoir la chair et un peu de l’âme qui a vit naître.

Pour participer à cet évènement, il est impératif de s’inscrire à librairiebdspirit@yahoo.fr

Pour l’occasion un ex-libris exclusif sera offert pour l’achat du livre.

Some of Apollo Thomas’ drawings available at the bookshop originally published in the Replica short run fanzine published by FLTMSTPC.

Each drawings mesure 21×29.

Any questions concerning prices, feel free to ask, emailing us at librairiebdspirit@yahoo.fr.

Depuis dix ans Les Éditions de la Cerise donne une leçon d’humilité et de courage éditorial au petit monde de la bande dessinée. Sous la houlette de Guillaume Trouillard s’égrainent les livres à la force de conviction rare. Loin des logiques de coup ou de stratégie, l’accent se porte avec une constance imperturbable sur le fond. Pas que nous y trouvions avec certitude de quoi nous satisfaire, mais en lieu et place, un souffle que nous aimerions sentir nous caresser plus souvent. Pour une fois nous nous faisons démocrates, conscients que nous sommes, que le seul socialisme viable est celui de la critique permanente de soi.

En vérité nous nous faisons même libertaires. Mais le mot est tant galvaudé qu’il en devient comme nombre d’autres quasi défendu. Considérons que nous sommes entre nous et que la quête commune, le bien que jamais on nous enlèvera, réside dans la volonté inexpugnable de trouver du sens. Le sens que par glissement nous avons laissé à la science comme seul élément de la compréhension du vivant, belle erreur. Nous en ferons d’autres. D’ici là nous attachons un plaisir sans borne à rassembler ceux qui n’ont pas laissé leurs émotions sur le divan cabossé de la vie et faisons volonté de camaraderie à quiconque n’a pas oublié que nous ne sommes que des mammifères dont le véritable fondement est le jeu et que nous nous jouons de tout. Poète ? Vos papiers !

Rendez-vous dimanche 15 décembre dès 15h pour cette jolie rencontre.

Il y a des événements qui dans leur préparation revêtent parfois un côté guerres médiques. En l’occurrence  d’une bataille de Marathon et ce à double sens. Tout d’abord parce qu’il aura fallu des années pour que nous arrivions à attirer le sieur en question dans notre tanière puis car ce sieur connaîtra ce jour-là une journée que nous ne souhaiterions à aucun de nos ennemis, nous les achèverions bien avant cela. Pour couper court avec le suspens, pour ceux qui n’avaient pas lu le titre, il s’agit de Blexbolex ; celui que certains considèrent comme un illustrateur désormais reconnu de ses pairs et déjà d’un public élargi. Son talent, son travail sont nettement marqués par sa longue pratique de la sérigraphie et sa connaissance de l’objet livre, faisant de lui un artiste complet du genre, réalisant tout de bout en bout. Le monde de l’édition en connaît de moins en moins. Les ouvrages dont il sera question ce jour-là sont deux moutures offset  jusqu’alors à destination confidentielle puisqu’à faibles tirages sérigraphiés. L’Arrière-pays est une variation et un hommage aux classiques du livre à destination de la jeunesse sans en être vraiment un.

La Fêlure complète quant à elle la trilogie du détective. Mais revenons à l’homme derrière tout cela et faisons preuve d’empathie, une fois n’est pas coutume. Celui que sa maman appela Bernard sortira d’un des pires exercices qu’un auteur puisse vivre : quatre jours d’un enfer sans borne à dédicacer des livres pour des gens qui font la queue, agressifs ou béats — l’odeur des festivals est la même. On ne doute pas qu’il s’y prêtera aussi chez nous, on tentera donc de faire ça dans la bonne humeur et en fumant des clopes à l’intérieur histoire de se détendre. Il le fera aussi car ces livres sont édités par Orbis Pictus Club. Bien que nous soyons plus attachés à la version d’Hérodote que de Plutarque, nous ne voulons pas que Bolex se transforme en Philippidès, et vienne mourir chez nous ; mais en fait peu de craintes nous sommes plus spartiates qu’athéniens.

Si vous êtes de bonne compagnie, libres dimanche vers 17h30 et que ça vous dit, nous serons là, mais pour ça vous devez absolument et comme d’habitude nous prévenir en vous signalant à librairiebdspirit@yahoo.fr

Adepte du mauvais goût, tu peux d’ores et déjà passer ton chemin, les lignes qui suivent ne te concernent pas. Pire, toi qui penses en avoir dans le domaine qui est le nôtre et n’as pas la bienséance de te pencher sur les deux ouvrages dont il sera question ce dimanche 24 novembre à 16h quand bien même l’apocalypse frapperait à la porte du monde, toi nous t’excommunions sans autre forme de procès car nous ne voyons pas pourquoi nous serions plus démocrates que les démocrates de notre temps. Maintenant que les bases dictatoriales sont posées adressons-nous aux profanes qui auraient pour volonté de rentrer dans l’espérance.


Mes futurs sœurs, mes futurs frères, il fut une époque ou la bande dessinée était un art, aussi étrange que cela puisse paraître aujourd’hui ; en ces temps reculés le comic-strip régnait en maître et le maître du genre se nommait Herriman. Celui que l’on nomme Marc Voline et que la mauvaise presse cantonne au rôle de traducteur est en réalité, je vous le dis, le représentant français de l’église de Coconino. Il nous fera part des avancées théologiques en la matière. Pour ce tome 2 de Krazy Kat les éditeurs sont, comme de bien entendu, les Rêveurs.

Il sera en compagnie de Jean-Paul Gabilliet, professeur des universités de la république bananière de France, qui lorsqu’il travaille réellement s’attache à l’étude des dégénérescences du peuple américain et de sa culture — il n’aura pas assez d’une vie. Il nous présentera l’ouvrage de Bode, Dǎs KämpF, publié avec goût par les forges de Vulcain. Cet auteur de ce que l’on nommait alors Underground, mort dans des jeux sexuels sans nom, est d’autant plus significatif qu’il fut nodal dans l’essor de cet autre Entartete Kunst qu’est le Graffiti. Avis aux voleurs de bombes.


Dans la mesure où l’Église de scientologie n’est même pas considérée comme telle dans ce foutu pays de France nous n’avons même pas tenté les démarches et vous prions de ne pas vous inscrire pour cette rencontre. Vous pouvez, en revanche, vous munir d’une cagoule et coopter qui vous plaira. Restez groupés lors de votre venue et ne cédez à aucune provocation. La discipline camarades, la discipline.

A voir les numéros de Super Structure s’égrainer on peut se demander qui des fous ou de la folie seraient en train de prendre le dessus. Il y a là quelque chose de la pulsion qui prête à analyse. Si le thème est sous contrainte, les interventions semblent en partie totalement instinctives.
Elles n’en portent que plus de signifiant sur le moment où nous sommes dans l’histoire de notre misérable race humaine. L’habitat est notre base, et si tout basculait dans la survie il nous faudrait encore un lieu pour stocker nos faibles réserves en nourriture, en armes de toutes sortes, et en tout ce que nous pourrions croire être utile à notre devenir, fut-il de quelques heures.
Cette terre que nous croyons dominer nous pourrions la mener à sa perte, en tirerions-nous pour autant les conclusions adéquates ? Dans un premier temps il est certain que tout un chacun tenterait de s’en sortir et que les illusions de civilisation se noieraient. Alors est-ce un appel au secours ? une tentative d’électrochoc ? Comme pour dire que l’être n’est que peu de chose au regard de la vie, et qu’à croire à l’individualisme on agit déjà en cadavre. Nous allons tenter de rester du côté des vivants mais si jamais tout s’effondrait, nous tâcherions d’avoir quelques coups d’avance.
Si vous voulez en faire autant, ou noyer votre chagrin, venez chercher votre exemplaire de Super Structure 1.2  dès 19h vendredi 18 octobre en présence de nombreux participants.

Ont participé à ce numéro :

Jon Vaughn Antoine Marchalot   Apolline Schoser  Mehdi ShoboShobo   Gwendoline Desnoyers    Silio Durt  Eric Lambé   Charles Renel   Pierre Ferrero   Luca Retraite  Charline Colette Pia   Mélissa Laroche   Sammy Stein   Pierre Bolide & Valfret Banzai   Bert Krooshof   Margaux Duseigneur   Le Club Superette Daniel Cantrell   Matti Hagelberg    Mike Redmond   Juliette Etrivert   Hicham Amrani    Pascal Matthey Tommi Musturi   Roméo Julien   Ludovic Boulard Le Fur   Manuel Gomez Burns    Jérôme Puigros-Puigener    Faye Corral Johnson   Aisha Franz   Hélène Jeudy   Juliette Roméro    Lucile Gautier   Jules Canoué   Singeon.

Some of Horphee’s drawings available at the bookshop originally published in the Hopes short run fanzine.

Each drawing mesures 21×29 cm and costs 300 €.

For those interested in buying some books, we are the only source to purchase

Horfee’s Imaginarium (25 € 500 copies)

Hopes 10 (12€ 120 copies)

Any questions, feel free to ask, emailing us at librairiebdspirit@yahoo.fr

Au rayon des promesses personne n’est exempt de péchés. On reconnaît aux bonnes âmes de conserver une part de culpabilité, que voulez-vous, nous sommes encore en terres catholiques, ou peut être est-ce une question de morale ? Peut être plus simplement de mémoire.

Toujours est-il que jamais mot nous n’oublions, et que nous laissons le pardon à qui de droit, la haut dans les cieux. Depuis toutes ces années que le sieur Gondry, Michel de son prénom, nous dit vouloir signer sa bande dessinée à domicile, sur les contreforts du 18ème, nous n’y attachions guère plus d’importance. Il semble que cette fois les astres soient dans des dispositions favorables et de toutes façons nous n’aurions pas à allez bien loin pour lui casser les rotules. En même temps vous nous voyez refuser quoi que ce soit à un homme qui rêve d’une France envahit par une armée de femmes communistes ? Espérant que cela aussi, comme un miracle, arrive de notre vivant.

Le bureau d’engagement ouvrira ses portes le dimanche 6 octobre à 16h mais comme à l’accoutumée il est obligatoire de s’inscrire au préalable à librairiebdspirit@yahoo.fr.

RUINS

Club Superette / Sarah-Louise Barbett / Baptiste Brunello /   Satanik Mike / Jon Chandler / François de Jonge

FOREHEAD

François de Jonge

IMMOBILERIE POINTURE

Orianne Lassus

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